Belle du seigneur

Belle du seigneur
BELLE DU SEIGNEUR d'Albert Cohen (1110 p.)

R é s u m é :


" Ariane, jeune aristocrate protestante, a épousé Adrien, un petit bourgeois dont Solal, juif séducteur, est le responsable hiérarchique. Solal voudrait qu'elle l'aime vieux et laid. C'est sous l'apparence d'un vieillard édenté qu'il essaie de la séduire. Pour satisfaire son ambition, Adrien va tout faire inconsciemment pour favoriser leurs amours. Irrésistible, Solal l'est et Ariane succombe. "

I n m y o p i n i o n :


Euh laissez-moi respirer un tout petit peu... Un gros gros roman (mais qu'est-ce que tu nous parle de quantité on veut ton AVIS ! Oui oui j'arrive) Donc un roman magnifique, qui n'omet rien. Rien du tout. Vous avez la passion amoureuse du début à la fin, dans toutes ses dimensions, dans toutes ses phases. Tous les détails microscopiques qu'on tait habituellement. Alors oui pour une passion qui naît et qui meurt avec tant d'emphase, tant de magie quotidienne, il fallait bien 1000 pages...

C i t a t i o n / P a s s a g e :

" Les autres mettent des semaines et des mois à aimer, et à aimer un peu, et il leur faut des entretiens et des goûts communs et des cristallisations. Moi se fut le temps d'un battement de paupières. Dites-moi fou, mais croyez-moi. "

" Je me rends compte que tout ce que j'écris, c'est pour faire l'intelligente et la charmante, pour vous plaire. Pauvre de moi, j'ai pitié de moi. Tant pis, tant pis, pourvu que vous m'aimiez. Vous aussi, ayez pitié de moi, je suis tellement à votre merci. Je vous écris trop, je vous aime trop, je vous le dit trop. "

" Dehors, universelle, une inlassable pluie disait leur malheur. Enfermés dans la souricière d'amour, condamnés aux travaux d'amour à perpétuité, ils étaient couchés l'un près de l'autre, beaux, tendres, aimants, et sans but. Sans but. Que faire pour animer cette torpeur ? "

# Posté le jeudi 18 juin 2009 09:32

Modifié le lundi 20 juillet 2009 07:54

Les cerfs-volants de Kaboul

Les cerfs-volants de Kaboul
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LES CERFS-VOLANTSDE KABOUL de Khaled Hosseini (406 p.)

R é s u m é :


" Amir et Hassan sont frères de lait, ami à la vie à la mort. Le premier est issu de la bourgeoisie commerçante, le deuxième est le fils d'un serviteur de la maison. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à une terrible scène de trahison où le fils bien né abandonne son ami pauvre.... Les années passent. Et soudain, lors de l'été 2001, le passé refait surface : Amir, réfugié en Amérique, reçoit un mystérieux appel du Pakistan qui l'invite à se racheter d'une faute commise jadis. Le moyen d'y parvenir ? Tout d'abord revenir sur la terre des origines et plonger dans l'Afghanistan des talibans... "

I n m y o p in i o n :

Un livre magnifique. J'ai beaucoup attendu pour le lire, au moins deux ans qu'il était dans ma bibliothèque. Je me disais "un de plus". Un de plus qui va me rendre triste, un peu coupable, un peu honteuse. Sentiments diffus.
Enfaite c'est plus que ça, c'est une histoire singulière qui vous plonge dans le pays d'Amir, avant et maintenant, qui vous plonge dans la tête d'un exilé, avec sa culpabilité, ses regrets. Qui vous plonge dans son combat, aussi.

C i t a t i o n / P a s s a g e :

" Ton ancienne vie, pensai-je. La mienne, aussi. Je me suis amusé dans le même jardin que toi. J'ai vécu dans la même maison. Mais l'herbe s'est flétrie et la Jeep d'un étranger est garée dans l'allée, où elle pisse l'huile sur l'asphalte. Notre ancienne vie n'est plus, Sohrab, et tous ceux qui la peuplaient sont morts ou à l'agonie. Ils ne restent plus que toi et moi. Juste toi et moi. "

# Posté le samedi 18 juillet 2009 06:08

Au bonheur de lire

Au bonheur de lire
AU BONHEUR DE LIRE (107 p.)

Écrivains ou héros de romans, tous peuvent témoigner de ces moments de bonheur où plus rien n'existe, hormis des histoires enfouies entre les pages d'un livre.

" Les livres me donnaient confiance. Sentiment assez indéfinissable. Ils représentaient une force sûre, un secours permanent. Toujours réceptif, un livre ! A la première lecture on a laissé une marque à telle ou telle page, le coin plié, c'est le passage qui répondait à une préoccupation, à un doute. Le dialogue est ininterrompu. D'autant plus vaste qu'on y ajoute tout ce que l'on veut. L'auteur n'a fait que poser les jalons indispensables. A vous de faire la tournée d'inspection. "
Louis Calaferte, Septentrion

" - Quel incorrigible romantique vous faites ! Ce serait drôle si ce n'était pas grave. Ce n'est pas des livres que vous avez besoin mais de ce qu'il y avait autrefois dans les livres. (...) Les livres n'étaient qu'un des nombreux types de réceptacles destinés à conserver ce que nous avions peur d'oublier. Ils n'ont absolument rien de magique. Il n'y a de magie que dans ce qu'ils disent, dans la façon dont ils cousent les pièces et les morceaux de l'univers pour nous en faire un vêtement. "
Ray Bradbury, Fahrenheit 451

# Posté le samedi 18 juillet 2009 06:26

Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac

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CYRANO DE BERGERAC d'Edmond Rostand (338 p.)

R é s u m é :


" Savant fou tombé de la Lune ou ferrailleur éblouissant, si tous les Français se reconnaissent en lui, s'il nous arrache des larmes, c'est parce qu'il est vrai, d'une profonde vérité humaine. C'est lui que Roxane aimait, son intelligence, son esprit, et non le beau et ennuyeux Christian. Cyranueo est une part de nous-mêmes, le vengeur des humiliés et des offensés, des timides et des ratés de l'amour. "

I n m y o p i n i o n :

Comme beaucoup d'entre nous, je connaissais de nom. Et puis maintenant je connais en vrai. Je me suis dit que ça n'était pas possible d'être aussi bête que Roxane. Après je me suis souvenue que c'était du théâtre...
La pièce n'est pas uniformément intéréssante en fait. On attend toujours les répliques de Cyrano. Normalement j'aurais dit du "beau Cyrano" mais c'est pas trop approprié. Alors plutot on attend les belles répliques de Cyrano... :)

C i t a t i o n / P a s s a g e :

" LE BRET : Eh mon Dieu, quelle est donc cette femme ?...
CYRANO : Un danger
Mortel sans le vouloir, exquis sans y songer,
Un piège de nature, une rose de muscade
Dans laquelle l'amour se tient en embuscade !
Qui connaît son sourire à connu le parfait.
Elle fait de la grâce avec rien, elle fait
Tenir tout le divin dans un geste quelconque,
Et tu ne saurais pas, Vénus, monter en conque,
Ni toi, Diane, marcher dans les grands bois fleuris,
Comme elle monte en chaise et marche dans Paris. "

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 03:53

Vacances, rentrée, nouveautés... OUI DU NOUVEAU :)

Vacances, rentrée, nouveautés... OUI DU NOUVEAU :)
Mathilde reviens vers nous elles sont finies tes belles vacances...
Non mais non c'était juste un ptit bout...
Oui mais là déjà tu REtravailles...
Bah tu fais KHAGNE ou tu fais pas KHAGNE.

T'es pas blasée ? Déçue ?
Je devrais, oui j'aurais dû, c'était logique.
Mais..., oui un peu si vous voulez mais vraiment pas tant que ça.
Je relativise :)

" Ma pensée est : toujours en avant. Si Dieu avait voulu que l'homme reculât, il lui aurait mis un oeil derrière la tête. " Hugo
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# Posté le jeudi 23 juillet 2009 08:04